On l'a très souvent répété, un des domaines très discutés en ligne est celui lié à la santé, et surtout du côté des patients.
Rien de surprenant, c'est un sujet de préoccupation, on veut toujours avoir des informations supplémentaires, on cherche à partager des informations avec des gens qui connaissent les mêmes situations, on recherche un soutien de la part de pairs, on cherche à se tenir au courant des nouveaux traitements ou informations relatives à notre maladie ou celle d'un proche, comparer les assurances maladie.
Bref, beaucoup d'aspects qui peuvent être faits online, et voilà les résultats en chiffres, bien présentés.
Starbucks est cool. Parce que pour un mec qui se balade jamais sans son PC, leur Wi-Fi, leur canapé, gros fauteuil permettent de s'y installer et d'y travailler facilement. Parce que pour un mec qui travaille mieux au milieu de gens que tout seul (mais avec des écouteurs), c'est idéal.
Alors quand le mec en charge de l'IT parle d'un nouveau réseau présent dans leur café, on l'écoute (même avec un mois de retard). Et voilà ce qu'on apprend du directeur de l'IT chez Starbucks sur leur nouveau réseau, disponible depuis les cafés Starbucks une fois connectés sur le WiFi.
Quelques idées chopées au hasard:
Starbucks est le "third place", entre le travail et la maison. Pour les étudiants, je pense que c'est encore plus vrai: plutôt que de travailler dans un petit mal chauffé, Starbucks offre un endroit bien éclairé, parfois de grandes tables de travail, des prises électriques, le WiFi, et ne fait payer que le café*.
Et voilà ce qu'apporte leur réseau:
- Remettre du local dans les cafés via le web, avec une partie du site donnant des informations sur le magasin, sur le quartier. Starbucks est une firme mondiale mais là, c'est à propos du café dans lequel vous êtes. Scoble plaisante en demandant si on peut commander, pour l'instant, non, mais d'autres intéressantes "features" vont arriver.
- Foursquare est intégré dedans, parce qu'on est sûr que vous y êtes vraiment. Donc intégrer les services de fidélisation via Foursquare sur un site. Et en même temps, à l'heure, où la data illimitée va être appelée à disparaître, on va de plus en plus chercher à se connecter sur les Wi-Fi des endroits visités, donc je crois que ce genre de service a un avenir. Et arriver à augmenter l'engagement des clients, les fidéliser est toujours une grande problématique, et d'arriver à le faire avec des gens n'utilisant pas encore Foursquare par exemple est une pratique intéressante.
- Mais le plus intéressant selon moi reste fait de pouvoir accéder à du contenu payant gratuitement, comme certains journaux. Souvenons d'un temps où les gens allaient boire un café le matin pour lire les news. On payait le café, mais on avait le journal gratuitement qui étaient sur le comptoir. Je trouve très intéressant d'avoir exporter cela digitalement. Mais cela répond réellement à la question de la plus-value qu'on apporte réellement aux gens quand ils viennent dans un café.
Je vous disais que pour moi, c'est l'atmosphère idéal pour travailler, pour lire les news également. C'est aussi l'endroit pour se retrouver avec des amis. Pour d'autres, cela sera un endroit social, où il y a des habitués, une certaine ambiance, une vie de quartier. Pour Starbucks, aux USA plus qu'en France, il doit aussi y avoir l'idée de prendre un café rapidement sur le chemin du travail. Etc… La vraie question est comment on répond via le numérique à ces différentes attentes et finalement les encourager à y passer plus de temps et à prendre plus de cafés. A travers ce réseau (et d'autres initiatives, ils sont très bons les mecs), ils y arrivent.
Après, faire un article en disant que Starbucks est bon en "digital", c'est quand même sacrement banal.
PS: Ça me rappelle quand même deux choses: qu'il n'y a pas de Starbucks à Lille (merci Scoble), et qu'en France, le réseau chez Starbucks est moins bien qu'aux US et même qu'au UK (oui, merci encore Scoble).
*: Oui, posez-vous la question de la vraie valeur que vous offrez aux clients, pour moi Starbucks, la vraie valeur n'était pas le thé au fruit rouge (moins cher et moins calorique qu'un moca blanc).
Pour l'anecdote personnelles, quand j'habitais à Montréal, où les starbucks sont nombreux et le WiFi quasiment gratuit (via des cartes qui offre chacune une heure de WiFi par jours, tu en as 5, tu peux y passer la journée), je ne travaillais plus chez moi mais uniquement là-bas.
Le monsieur qui répond aux questions est ici sur twitter @stephengillett et le monsieur qui pose les questions ici @Scobleizer.
Reçu au courrier ce jour, ce formulaire avec en haut: "Merci de le remplir et le retourner sous 15 jours avec son règlement de 143,52€ ttc par chèque à : INFOREGISTRE - Centre de traitement - 27-29 rue Raffet 75016 Paris"
Oui, les parties en rouges sont dans le document, cf image.
Bon, étrange, je n'attendais pas un courrier comme ça et quand on me demande de payer, j'ai tendance à faire un peu de recherche avant. Et là, derrière, dans les conditions générales:
"Article 1: Responsabilité du souscripteur
Le souscripteur prend l'entière responsabilité des éléments de publication: numérique... (blabla...) et atteste souscrire à une offre publicitaire."
Ok, ils ont la gentillesse de surligner cette partie du texte, mais tout de même pourquoi ne pas le mettre en avant sur la première page ! (il est tout de même écrit en tout petit en bas, société privée et offre facultative)
Arnaque ou pas ?
(Edit de l'article suite à la réception d'un courrier de l'avocat d'Inforegistre).
Comme me l'a singalé l'avocat d'Inforegistre, ils n'ont jamais été condamné, et n'ont jamais été attaqué. Je ne pourrais donc pas vous dire que c'est une arnaque. Néanmoins, je vous encourage à faire attention et à vous demander si vous avez besoin de leurs services, services peu détaillés à mon goût dans leur courrier. En effet, il est juste demandé de payer, sans lettre séparée présentant la société. Ce type de publicité vante souvent ce que l'entreprise offre et demande de payer en échange, et ici, je n'ai pas l'impression que ce soit le cas. Par contre, mais ce n'est qu'une impression personnelle, cela ressemble beaucoup à une demande obligatoire et la confusion avec Infogreffe est possible.
Cela me rappelle les lettres que je reçois me demander de payer des taxes (ou autre) pour mes différents noms de domaine, avec sur l'enveloppe, un tampon d'un pays africain.
PS: oui, cette note apparait en plein débat sur les auto-entrepreneurs, juste une coincidence.
"Rupert Murdoch a déclaré s'être lancé dans le projet après avoir lu une étude démontrant que les possesseurs d'iPad l'utilisent pour accéder à des services bien précis, alors que sur ordinateur, la navigation sans réel but et le zapping entre les sites sont légion. The Daily serait donc l'occasion pour M. Murdoch de démontrer que les internautes sont prêts à payer pour du contenu de qualité, alors que l'expérience payante du Times n'est pas encore concluante. Rupert Murdoch a investi 30 millions de dollars (22 millions d'euros) dans The Daily."
Je pense que l'analyse est la bonne, et cela s'explique par la différence entre le navigateur et l'application. Dans une application, vous êtes dans la situation d'un abonné à un flux. Dans le cas du navigateur, vous êtes beaucoup plus libre de consulter d'autres contenus (je pense que d'autres aspects doivent aussi expliquer les différences d'usages, comme les moments de consommation).
Comme le dit Benoit Raphaël, on peut résumer cela par:
"L’iPad est un support moderne qui permet une lecture traditionnelle des médias. Et ouvre de nouvelles perspectives économiques pour l’info digitale".
En gros, Murdoch a raison pour son entreprise mais l'information y gagnera-t-elle, je n'en sais rien. J'avais déjà exprimé sur Tout Ça mon aversion pour un monde d'applications, je n'ai toujours pas changé d'avis mais ne demande qu'à évoluer.
Les données importantes ne sont pas forcément là. "Liker" une marque est une chose finalement assez facile et n'implique pas forcément d'avoir un contact avec celle-ci par la suite (tout ne s'affiche pas dans le newsfeed).
Mais tout de même, certains chiffres demeurent très intéressants, comme 31 ans d'âge moyen, et seulement 20% d'étudiants.
"It’s also a big middle finger to Google." J'attends avec impatience la réponse.
Harold :
Je crains qu'il n'y en ait pas! en tout cas c'est une belle opportunité de mettre la tête du concurrent sous l'eau, en public, et de se refaire une beauté sur l'idée de faire du "fair business" GO GOOGLE GO
Tristan :
Oui, mais on peut penser que Google va lancer un truc sinon, ils ne feraient pas forcément ça. Il peut y avoir du changement, à voir donc. Bref, GO GOOGLE GO !
Le débat avec l'histoire de PLaxxo est super intéressant quand même. A qui appartient à la data, pourquoi serait-elle exportable ?
Voici un extrait avec l'avis d'Arrigton qui résume bien le débat.
« "So Plaxo went in, pulled up the friends list, pulled up each page. Used optical character recognition software to turn that into free text and then export it into Plaxo. And because of that, Facebook just banned Robert Scoble. Shut down his account temporarily. He was wrong then. And the reason I think he was wrong to try to do that is he thought, “This is my data, I want to export it.”
But my argument was, that isn’t his data, that’s my data. If I’m his friend and he’s pulling my contact information out of it, he’s changed the rules on me. The rules that I know are set by Facebook, which is that the data is presented only in an image, etcetera and he’s exporting where God knows what could happen to it. »
Etienne :
Je ne sais pas pourquoi, mais Scoble m'apparait toujours comme un prétentieux qui cherche des noises aux autres... Il est très très fort pour critiquer tout de même ! (après je dis pas que ses idées sont stupides, mais un article sur deux que je lis de lui, il essaye de bâcher quelqu'un et de se faire mousser...)
Et par contre je suis bien d'accord avec Scoble et Harold pour dire que Google s'est un peu fait avoir dans l'histoire, et qu'ils ont "perdu" cette bataille depuis longtemps !
Tristan :
Ah ah, il a confiance en son opinion, c'est vrai. Après, il s'est trompé sur certains trucs, mais a été vraiment bon sur d'autres, et comme "Zuck", il a une vision des futurs usages du web, ce qui le rend prétentieux.
Après, j'aime le personnage, il faut juste garder son sens critique face à lui, mais il reste dans les meilleurs commentateurs du web pour moi.
Etienne :
Bon, et bien effectivement, Google préfère simplement commenter (et critiquer, ce qui est bien normal)...
Encore une fois, je ne fais de commentaire, chaque lien pourrait être exploité, mais y'a de l'idée à exploiter. Et je trouvais bête que cette conversation reste enfermée et perdue sur Facebook.
Merci à Harold et Etienne de leur autorisation de publication.
A l’époque de Friendfeed, les conversations tech que j’avais étaient sur friendfeed, ouvertes à tous, publiques, facilement retrouvables et exportables.
Aujourd’hui, je partage sur des liens sur Twitter, mais la conversation a aussi lieu sur fb qui a récupéré la conversation longue, suivie, et comme ma « communauté » sur fb a grandi, la conversation devient intéressante. Et j’y développe des idées que j’aurais avant développées publiquement, pour avoir le maximum de feedbacks possibles.
Donc je vais publier ici quelques conversations qui ont eu lieu sur fb, avec l’accord de tous les participants, évidemment.
Je ne vais pas forcément ajouter de commentaires à la fin (mais je ne m’interdis pas de le faire prochainement). Ce genre d'articles permet d'assembler des idées facilement (on a dit curation ? j'y viendrai)
Harold : ça s’annonce vraiment pas mal.
Tristan : En fait, je préfère l'idée de simple browser avec plug-in, l'idée du logiciel comme plateforme, mais je dois avouer que je n'ai pas tout regardé. Après, c'est super fort quand même, l'idée d'intégrer les sites qu'on visite le plus dans le browser.
Harold : le CEO vient de Stanford, je crois qu'il y a du niveau
Tristan : Ils viennent tous de Stanford.
Harold : tu peux "pinner" (to pin) tes amis sur la gauche, et chatter avec le chat Facebook. rien que ça ça vaut le coup d'essayer
Tristan: Yep, tu as raison, mais faire changer les gens de browser, c'est dur. Après, ils lancent, et clairement, ils sont bons et ont des idées, donc ça peut clairement aller loin s'ils ont les fonds de vivre et développer.
Après, c'est sur Rackspace, ça m'énerve presque de voir Scoble faire la vidéo.
Harold : la barre de recherche qui prefetch et prerender c'est dingue aussi. Pourquoi Scoble t'énerve?
Tristan : Oui, j'ai vu ça, le prefetch, c’est super, et je crois assez dur à développer, donc oui, clairement, ils sont très bon. A suivre et soutenir, en partageant, car ça va les encourager à développer plus (oui, on compte aussi).
Harold : Plus de 500 millions de gens ont changé de browser au moins une fois depuis 3 ans sur les 2.1 milliards de users (dixit la vidéo)
Tristan : C'est vrai, mais des marques connues: Google, Apple, Mozilla a mis du temps. Mais d'un autre côté, tout change vite. Mais j'ai vu passer des nouveaux browsers quand j'étais dans les PR (un browser russe, tu dois t'en souvenir), et je pense que pour que les gens changent de browser, y'a bcp d'awareness et de choses à avoir...Mais faut voir long terme. Pour Scoble, il est employé de Rackspace, et du coup, il fait une vidéo pour promouvoir les services utilisant Rackspace (oui, là, il est dans ce rôle d'évangéliste, en tout, j’en ai l’impression). Et je ne sais pas ce que pense réellement Scoble du coup, j'ai des doutes, ça m'énerve. Je fais normalement super confiance en son jugement, là, je ne sais pas. Bref, tu as compris.
Harold : je m'en fous un peu de son avis à vrai dire...!
Tristan : Oui, je m'en doutais, mais j'ai tendance à vouloir savoir son avis, il est un peu mon référent à moi. Après, j'ai mon sens critique (j'essaye).
Tristan : Les mecs sont quand même super bien entourés
Viviane : J'ai demandé mon invitation il y a deux jours, je veux quand même voir à quoi ça ressemble, je pense qu'il y aura pas mal de trucs intéressants et probablement plus puissants qu'un plug-in de navigateur !
Je ne vous le cache pas, comme la plupart des gens qui parlent d’influence sur un blog, je suis en fait partie prenante, donc je vous le dis tout de suite. J’ai passé un an dans une agence d’influence, Ogilvy PR, et je travaille maintenant (en parallèle de mes cours de l’Edhec) pour une entreprise qui a développé une solution de gestion de communauté (et bien plus) : eCairn.
Bien sûr, ce blog est personnel, ce n’est que mon avis (je n’engage ici que moi), mais j’ai la chance de partager la vision de ceux avec qui je travaille et j’ai travaillé. J’ai développé cette vision chez Ogilvy, et l’ai retrouvé chez eCairn.
Cette vision, on la retrouve bien dans le documentaire « the influencers » avec la notion de pertinence, de communautés d’intérêt, d’influence relative, d’avant-gardisme,…
Je me permets à ce sujet de reprendre des (gros) extraits d’un article de Laurent François** publié ce matin, sur l’imbrication du numérique (digital en vocabulaire agence) et du réel;
Il n’y a donc (presque) plus d’influenceurs sur internet UNIQUEMENT : c’est en partie vrai
-d’abord parce ques les gens qui s’expriment sur le web sont des individus réels. Avec la fongibilité croissante du web et du “réel”, ce qui se passe à Dallas-Digital est en fait ce qui se passe VRAIMENT à Paris, en Ardèche, au comptoir d’en face. (…)
-dans cet écosystème, le promoteur de soirée par exemple, historiquement “influent” pour vous faire entrer dans les soirées les plus intéressantes, se retrouve propulsé au rang de super-star sur le web. Il n’est pas devenu un “influenceur sur internet” : il a simplement utilisé un levier en plus à son arc qui lui permet de coordonner toute son artillerie. Le chef de file des gauchistes anonymes a su se fédérer en ligne : il est toujours influent pour un certain sérail, il est simplement existant AUSSI sur internet
-rares sont donc les “influenceurs” existant et influençant uniquement sur Internet. Un contre-exemple de plus : c’est parce que Romain Collin est d’abord un formidable designer/sniffer de tendances In Real Life qu’il a eu la matière et le talent pour pousser Fubiz.
Laurent, désolé, je te pille un peu sur ce coup (vraiment même) mais pour comprendre pourquoi il en vient là et ce qu'il en conclue, surtout dans le monde des agences, il faut aller lire le reste de l’article ici.
Je vais essayer de développer un peu plus cette vision dans les semaines/mois qui arrivent, je vais essayer de le faire ici (chut, c’est en travaux). More to come.
* : J’en profite donc pour vous annoncer le fait que je travaille pour eCairn, je l'avais écrit dans la colonne de droite. Le site de la boite est là, le blog là, le Twitter principale ici. Si vous avez des questions, n'hésitez d'ailleurs pas à me contacter à tristan.ecairn@gmail .com .
** : Laurent François était mon chef à Ogilvy PR, et pour tout vous dire, si la notion d’influence vous intéresse, le blogd’Eric (le grand chef d’Ogilvy PR) est tout aussi bien. Je vous conseillerais par exemple ces trois articles : sur ce qui peut fonder l’influence (avec l'exemple de Morandini, un joli cas expliqué), sur sa toute relativité et sa mesure, et sur la vraie audience d’un blog (et donc la relativité de l'influence et pourquoi l'audience ne compte pas).
PS: si bien sûr maintenant, Eric, Laurent démontent le documentaire les influencers, bein, y'aura discussion et remis en question ;)