5 Nov 2010

Documentaire les influencers, pas d’idées nouvelles, mais beaucoup d’idées justes.

Je ne vous le cache pas, comme la plupart des gens qui parlent d’influence sur un blog, je suis en fait partie prenante, donc je vous le dis tout de suite. J’ai passé un an dans une agence d’influence, Ogilvy PR, et je travaille maintenant (en parallèle de mes cours de l’Edhec) pour une entreprise qui a développé une solution de gestion de communauté (et bien plus) : eCairn.

Bien sûr, ce blog  est personnel, ce n’est que mon avis (je n’engage ici que moi), mais j’ai la chance de partager la vision de ceux avec qui je travaille et j’ai travaillé. J’ai développé cette vision chez Ogilvy, et l’ai retrouvé chez eCairn.

Cette vision, on la retrouve bien dans le documentaire « the influencers » avec la notion de pertinence, de communautés d’intérêt, d’influence relative, d’avant-gardisme,…

INFLUENCERS FULL VERSION (FR) from R+I creative on Vimeo.

 

Je me permets à ce sujet de reprendre des (gros) extraits d’un article de Laurent François** publié ce matin, sur l’imbrication du numérique (digital en vocabulaire agence) et du réel;

Il n’y a donc (presque) plus d’influenceurs sur internet UNIQUEMENT : c’est en partie vrai

-d’abord parce ques les gens qui s’expriment sur le web sont des individus réels. Avec la fongibilité croissante du web et du “réel”, ce qui se passe à Dallas-Digital est en fait ce qui se passe VRAIMENT à Paris, en Ardèche, au comptoir d’en face. (…)

-dans cet écosystème, le promoteur de soirée par exemple, historiquement “influent” pour vous faire entrer dans les soirées les plus intéressantes, se retrouve propulsé au rang de super-star sur le web. Il n’est pas devenu un “influenceur sur internet” : il a simplement utilisé un levier en plus à son arc qui lui permet de coordonner toute son artillerie. Le chef de file des gauchistes anonymes a su se fédérer en ligne : il est toujours influent pour un certain sérail, il est simplement existant AUSSI sur internet

-rares sont donc les “influenceurs” existant et influençant uniquement sur Internet. Un contre-exemple de plus : c’est parce que Romain Collin est d’abord un formidable designer/sniffer de tendances In Real Life qu’il a eu la matière et le talent pour pousser Fubiz. 

 

Laurent, désolé, je te pille un peu sur ce coup (vraiment même) mais pour comprendre pourquoi il en vient là et ce qu'il en conclue, surtout dans le monde des agences, il faut aller lire le reste de l’article ici.

Je vais essayer de développer un peu plus cette vision dans les semaines/mois qui arrivent, je vais essayer de le faire ici (chut, c’est en travaux). More to come.

* : J’en profite donc pour vous annoncer le fait que je travaille pour eCairn, je l'avais écrit dans la colonne de droite. Le site de la boite est , le blog , le Twitter principale ici. Si vous avez des questions, n'hésitez d'ailleurs pas à me contacter à tristan.ecairn@gmail .com .

** : Laurent François était mon chef à Ogilvy PR, et pour tout vous dire, si la notion d’influence vous intéresse, le blog d’Eric (le grand chef d’Ogilvy PR) est tout aussi bien. Je vous conseillerais par exemple ces trois articles : sur ce qui peut fonder l’influence (avec l'exemple de Morandini, un joli cas expliqué), sur sa toute relativité et sa mesure, et sur la vraie audience d’un blog (et donc la relativité de l'influence et pourquoi l'audience ne compte pas).

PS: si bien sûr maintenant, Eric, Laurent démontent le documentaire les influencers, bein, y'aura discussion et remis en question ;)