23 Jan 2011

"L'Internet mobile" aurait-il besoin de son Web 2.0 ?

Je suis en train de rédiger "l'intermediary document", le document qui va me permettre de présenter mon sujet de mémoire à mon tuteur. Je vous en parlerai bien sûr tout au long de sa rédaction (sans doute sur le blog Digital Trend*, si c'est très long), mais j'attends que le sujet et les angles choisis soient validés pour commencer à en parler plus publiquement.

Et à mesure que j'écris, je suis amené à réfléchir à de très nombreux sujets (oui, j'ai choisi un point très précis mais qui oblige à avoir une connaissance globale du sujet...teaser). Et en cours de route, je me suis posé la question suivante:

"Et si 'l'Internet mobile" avait besoin de son Web 2.0 ?"

Premièrement, explicaiton des termes de la question:

Le terme "Internet mobile" m'énerve, il n'existe rien de tel que l'Internet mobile (en fait, techniquement oui du fait des limitations des opérateurs, mais c'est un autre soucis), Internet est unique et c'est un réseau de communication avec plusieurs applications. Mais ce dont je voulais parler, ce sont des usages spécifiques au mobile, alors faute de mieux, j'utilise cette expression, tant pis si elle pourrait véhiculer une fausse idée. Pour Web 2.0, je m'en tiens à la définition de Wikipédia et que je trouve pas trop mal:

"L'expression « Web 2.0 » désigne certaines technologies et des usages du World Wide Web qui ont suivi la forme initiale du web1, en particulier les interfaces permettant aux internautes ayant peu de connaissances techniques de s'approprier les nouvelles fonctionnalités du web. Ainsi, les internautes peuvent interagir (partager, échanger, etc.) de façon simple, à la fois avec le contenu et la structure des pages, mais aussi entre eux, créant ainsi notamment le Web social2."

Alors qu'est ce que j'entends par cette question.

L'idée est qu'Internet a été construit comme un réseau de pair à pair où chacun était à la fois émetteur et récepteur. La consommation d'informations n'était pas passive mais construite par les internautes, qui devenaient des bouts du réseau. En gros, ce n'était pas comme la télévision. Puis avec le Web, est revenu cette idée d'émission d'informations et de récepteur: un serveur, un client. Et lire une page web se rapproche de la façon de lire une page de journal. Finalement, dans l'idée d'Internet, le web était un retour en arrière parce qu'il était basé sur un modèle de média classique.

Bien sûr, n’importe qui peut créer une page web qui serait accessible à tous les internautes, mais à la cause de la difficulté technique, ceci n’était pas le cas. Puis, avec les différentes évolutions techniques, des services sont apparues qui ont permis à chaque de créer du contenu plus facilement sur le Web. Ainsi, même si l’architecture technique était celle du client et du serveur, l’idée de départ, celle de la communication de pair à pair était plus respectée. En ce sens, on peut dire que le Web 2.0 est en fait un retour en arrière vers les premières applications d’Internet (connexion entre utilisateurs, plutôt que d’un émetteur à un récepteur).

Ainsi, le Web 2.0 était plus en adéquation avec l'idée de départ d'Internet.

Et pour le mobile ?

Aujourd'hui, les usages du mobile sont assez proches du point de vue de l'information du modèle classique des médias (et ce n'est pour rien que l'iPad est vu par les groupes de presse commune opportunité). Au delà du mobile, c'est globalement l'idée d'applications (apps) qui est au centre de cette idée en recréant un émetteur et un récepteur: syndication à un contenu unique, pas de création de connaissance globale (globale au sens elle est partagée par les gens et non pas juste diffusée à tous, comme peut le faire un forum).

Après, je ne sais pas si c'est positif ou pas, car pour les médias, c'est plutôt positif. Et même hors du mobile, je pense que l'application du NY Times sur Chrome est par exemple une réelle opportunité de mieux monétiser du contenu pour le journal et en terme de confort de lecture, c'est réellement appréciable.

Mais ce que je sais, c'est qu'en terme d'utilsatione social de l'information, c'est faible. L'application peut bien sûr proposer le palliatif du "partager sur facebook", cela ne suffit pas à rendre son utilisation sociale l'information (qu'entend-t-on globalement par là ? Ce serait un autre point, mais disons que c'est la capacité globale d'une information à être retraiter par les lecteurs, repartager, retravailler, recouper, "curaté",...) et que pour l'instant, ces usages sont massivement absents du mobile et j'ai tendance aussi à penser que c'est à cause du fonctionnement en application et non pas sur le Web (qui permettrait une ouverture plus complète l'éco-système à condition que nos navigateurs soient suffisament performants).

Comprenez-vous mieux la question ? Le mobile a-t-il besoin de son Web 2.0 ?

*: afficher le en bleu, ça fait moins mal aux yeux

PS: Plus j'y pense, plus je me dis que je devrai déjà partager ce que j'écris sur Digital Trend, à venir donc dans la semaine, mais sous forme de Work-in-progress et avec de très multiples erreurs.