Nous sommes de "petites poucettes".
La seule façon d’aborder les conséquences de tous ces changements, c’est de suspendre son jugement. Les idéalistes voient un progrès, les grognons, une catastrophe. Pour moi, ce n’est ni bien ni mal, ni un progrès ni une catastrophe, c’est la réalité et il faut faire avec. Mais nous, adultes, sommes responsables de l’être nouveau dont je parle, et si je devais le faire, le portrait que je tracerais des adultes ne serait pas flatteur. Petite Poucette, il faut lui accorder beaucoup de bienveillance, car elle entre dans l’ère de l’individu, seul au monde. Pour moi, la solitude est la photographie du monde moderne, pourtant surpeuplé.
via ecrans.fr
Je ne connais pas vraiment Michel Serres, je crois qu'on m'avait obligé à le lire en prépa mais ma mémoire a oublié. J'essayerai de ne pas oublier cet interview.
Le texte me parait très juste, vraiment très juste et je vous invite à le lire en entier sur le site de libération.
