Zemmour aurait-il réussi son coup ? Un scandale pour ne pas être viré ?
via dailymotion.com
Je précise, ceci n'est pas du second degré.
En habile pamphlétaire, Eric Zemmour sait mieux que quiconque qu’un bon scandale protège celui qui en est à l’origine. Stéphane Guillon qui remonte chaque jour la barre un peu plus haut en sait quelque chose. Sans ses outrances, cela fait bien longtemps qu’il aurait trouvé porte close à France Inter.Pour être intouchable dans la France d’aujourd’hui, il faut se laisser aller à des propos inconsidérés, des attaques personnelles, des insinuations à la limite du racisme. En observateur avisé de la société française, Etienne Mougeotte, patron de la rédaction du Figaro, savait bien qu’il ne pouvait plus prendre la moindre sanction envers Eric Zemmour quand il l’a reçu dans son bureau. Loin de le remettre en cause, la plainte déposée contre lui par la Licra pour "propos racistes et discriminatoires", la condamnation du chanteur Christophe Willem n’ont fait que renforcer sa présence au Figaro.Le licencier dans un tel contexte équivaudrait à courir le risque de se faire taxer de censeur.C’est une règle de vie en vigueur dans la société française : on ne cède pas à la meute même si celle-ci est fondée à réclamer la tête de quelqu’un. C’est d’ailleurs en toute bonne foi qu’Etienne Mougeotte et Francis Morel ont écrit cette lettre publiée par Marianne et reprise par l’AFP, un rien grandiloquente, le 25 mars dernier à Eric Zemmour. "Nous prenons acte que vous n’avez jamais eu l’intention de stigmatiser vos compatriotes. Nous n’avons plus aucune raison de vous convoquer à l’entretien (du 29, ndlr). Le Figaro est depuis toujours attaché à la liberté d’expresssion et au débat d’idées à la condition que ceux qui s’expriment respectent les lois et les grands principes de la République". Ni l’un, ni l’autre ne voulaient licencier Eric Zemmour pour sa liberté de ton. Ils voulaient s’en séparer en raison de son inactivité.
La vidéo donne pas mal de crédits à l'article d'electron libre.
